Thierry Caillat, Opticien de l’année 2018

Hier, 14 juin, lors d’un évènement organisé au Sénat, le Sidol (Syndicat des importateurs et distributeurs en optique-lunetterie) a annoncé le nom de l’opticien de l’année. Il s’agit de Thierry Caillat de Lyon. Retour sur le mode de scrutin de ce prix et sur le profil du lauréat.

Comment ça marche ?

Le prix de l’opticien de l’année est décerné par le syndicat depuis 1989. Pour être nominé, il faut être diplômé du BTS Opticien-lunetier depuis plus de 5 ans, être propriétaires de son (ses) point(s) de vente, exercer en France ou dans les Dom /Tom et ne pas être membre du Sidol. Autres points importants : observer une éthique professionnelle, jouir d’une bonne réputation, être engagés (au niveau professionnel, syndical ou dans toute autre activité citoyenne, corporative, associative, consulaire, régionale…). Le dynamisme, l’esprit d’entreprise (prise de risque commercial) et la créativité sont également pris en compte. L’élection s’effectue en trois phases. Les entreprises adhérant au Sidol établissent chacune une liste de dix opticiens maximum répondant aux critères de sélection. Cette année, les opticiens élus les années précédentes ont aussi été sollicités pour proposer le nom d’un confrère. Une liste des opticiens cités plusieurs fois est alors constituée. Les adhérents reçoivent des éléments complémentaires sur chacun et attribuent individuellement une note allant de 1 à 3 à trois opticiens. L’Opticien de l’Année est celui qui totalise le plus de points. En cas d’égalité, un vote est organisé au niveau du bureau du Sidol. Cette année, sept opticiens étaient nominés: Thierry Caillat, Philippe Chastres, David Cohen, Emmanuel Fournier, Frédéric Gancel, Gwénaëlle Lepretre et Eric Prevotat.

L’édition 2018

Lors de la remise du prix, Eric Lefort, président du Sidol, est revenu sur la signature des accords RAC zéro, intervenu la veille. « Certains semblent se satisfaire de ces accords, mais cela va compliquer le travail des industriels français. » a-t-il indiqué, tout en saluant « l’union sacrée » des acteurs du secteur, qui a « permis de travailler ensemble pour trouver des compromis. » Il a ensuite annoncé le nom de l’opticien de l’année 2018, louant « quelqu’un de particulier. Voyageur, entrepreneur, créatif et militant. »

Zoom sur le lauréat

Thierry Caillat, diplômé du lycée Victor Berard de Morez en 1981, a ouvert son premier magasin en 1986 à Lyon. Il emploie aujourd’hui 14 salariés. Outre le magasin, il intervient depuis sept ans dans le service du Professeur Burillon (segment antérieur et lentilles de contact) au CHU de Lyon. Autre corde à son arc : la formation. Il collabore avec certains laboratoires (Topcon, Johnson, Essilor) dans le cadre de formations destinées aux opticiens et aux ophtalmologistes (internes) et enseigne l’optométrie et la basse-vision à la Faculté d’Orsay (91) et à l’ISO Lyon. Il a créé l’association Vision d’avenir pour fédérer les acteurs de la filière santé visuelle. En recevant son prix, Thierry Caillat n’a pas manqué de commenter l’actualité et donner sa vision du Rac zéro. « En 2018, j’exerce le métier dont je rêvais en 1981. C’est ma passion et je suis convaincu que l’horizon n’est pas si sombre. Les consommateurs sauront faire la différence sur la qualité. Je crois en l’avenir de notre métier si on le fait avec passion et excellence. » Jean-Luc Selignan, président de Club Opticlibre, centrale à laquelle est affilié Thierry Caillat, a salué « un professionnel de santé, pour qui le RAC zéro n’est pas une menace car, chez lui, le reste à charge est justifié par la qualité. »

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