Les opticiens s’organisent contre le lynchage médiatique

La profession est attaquée systématiquement dans la presse grand public depuis de nombreuses années. Excédés par ce lynchage médiatique, les opticiens ont décidé de réagir en créant un groupe Facebook, #justicepourlesopticiens.

Hors de toute velléité syndicale ou politique, le groupe veut faire entendre la voix des opticiens, professionnels de santé, qu’ils soient indépendants, sous enseigne, salariés, gérants ou propriétaires. Laurent Suin et Florent Robaut, à l’origine du mouvement, souhaitent interpeler aussi bien les clients, que les élus ou la presse locale. Leur objectif: provoquer de réels échanges, expliquer le métier et revaloriser ainsi l’image des opticiens auprès du public.

Des documents téléchargeables pour communiquer 

Sur la page du groupe, les opticiens peuvent trouver un sticker « Stop au lynchage médiatique » à coller sur leur vitrine ainsi qu’un texte téléchargeable intitulé « Les gens renoncent aux lunettes…Pas nous » et signé par « Les opticiens d’en bas ». Dans ce document,  constats et préconisations se côtoient avec des arguments simples et audibles de tous.
Car les auteurs ne se voilent pas la face, conscients qu’ils doivent « accepter leurs erreurs car s’ils n’ont pas été entendus, c’est peut-être qu’ils n’ont pas su parler ». Le texte, qui peut aisément être donné en magasin ou distribué de façon plus large,  revient sur les fondamentaux de la profession (le conseil, la santé), mais aussi sur le refus de transmission des données personnelles. Sans animosité, il différencie opticiens de santé et marchands de lunettes, tout en expliquant que ses deux métiers sont amenés à cohabiter, chacun ayant ses adeptes. Le document remet aussi les point sur les i sur certaines idées reçues et notamment le renoncement aux soins: non, celui-ci n’est pas du seul fait des opticiens et de leurs tarifs puisque la plupart d’entre eux proposent des offres de base à prix accessible. Enfin, un nivellement des remboursements par le haut est préconisé, ainsi qu’un niveau de prise en charge permettant la fourniture de produits conçus et fabriqués en France. L’accent est aussi mis sur le libre choix du porteur. En quelques jours, le groupe a déjà plus de 400 membres, le mouvement devrait s’amplifier rapidement.

 

 

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