Reste à charge zéro, la filière optique mobilisée auprès des pouvoirs publics

Le 23 janvier marquait le lancement de la concertation « Améliorer l’accès aux soins – Reste à charge zéro ». Au coeur de ce dossier, les 10% de Français qui renoncent aux équipements d’optique et la problématique du reste à charge zéro. Pour trouver une solution, les pouvoirs publics ont fait appel aux professionnels de notre filière.

Autour d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et de Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, les professionnels de santé visuelle (ophtalmologistes, fabricants et opticiens) et les financeurs (assurances maladie obligatoire et complémentaire) étaient présents.

Les syndicats mobilisés

La filière était représentée par le syndicat des ophtalmologistes (le SNOF), les représentants des opticiens (la Fnof et le Rof/Snor/UDO) et le groupement des fabricants (le Gifo). Tous saluent la démarche engagée par Agnès Buzyn pour améliorer l’accessibilité aux équipements optique. Un véritable examen du fonctionnement de la filière visuelle est ainsi envisagé avec, à la clé, un renforcement de l’information des patients.  Et les professionnels de la filière ont des propositions.  « Nous avons identifié deux axes forts : le tiers payant généralisé, simplifié et un panier de soins responsable accessible à tous les Français, chez tous les opticiens, pour toutes les corrections. Nous serons attentifs à ce que cette réforme ait un réel bénéfice pour les populations les plus fragiles » précise André Balbi (Rassemblement des opticiens de France).
Le Dr Xavier Subirana (Snof) souhaite, quant à lui,  « que cette réforme s’inscrive dans le cadre du sujet plus large du parcours de soins et de l’accès aux professionnels de santé en amont. Les besoins vont considérablement augmenter dans les prochaines années du fait du vieillissement de la population et des changements de modes de vie, et nos travaux sur la prise en charge médicale doivent être poursuivis.»

Un reste à charge choisi plutôt que subi

Le panier minimum optique voulu par le ministère doit intégrer « les soins médicalement pertinents, la prévention, la qualité nécessaire des équipements – comme l’amincissement des verres notamment ». Les acteurs de la filière souhaite favoriser la définition de ce panier, mais aussi permettre aux assurés de choisir librement, et en toute transparence, leurs professionnels de santé, leurs prestations et leurs produits. D’où la notion de reste à charge choisi, mise en avant par les syndicats.

Jérôme Colin, président du Gifo (Groupement des industriels de l’optique), souligne le poids économique de la filière: « Notre pays dispose d’un formidable tissu de PME, TPE et de grands groupes dans le secteur de l’optique. La présence de Madame Delphine Gény-Stephann dans la concertation favorisera, nous le souhaitons, la prise en compte des potentiels impacts économiques et industriels. Il est fondamental que les produits d’innovation et de création françaises continuent à se développer, à s’exporter et à être proposés aux Français. Que la liberté de choix des consommateurs soit respectée».

Alain Gerbel, président de la Fnof (Fédération nationale des opticiens de France) conclue : « Il est nécessaire d’envisager la recherche d’efficience, d’équilibre, d’équité, dans un climat apaisé. Nous avons collectivement un rôle à jouer pour le bénéfice de tous les Français, dans l’écoute et le respect de nos métiers. Pour cela il faut intégrer tous les leviers et notamment celui de la réingénierie des diplômes. Nous y travaillons déjà »

Le zéro reste à charge inspire les organismes complémentaires

Alors que le Gouvernement compte mettre en place un reste à charge zéro en optique, les organismes complémentaires s’organisent. Si le réseau de soins Carte Blanche a réalisé une étude sur le sujet, la Mutualité Française a, elle, indiqué ses pistes de réflexion.

Carte Blanche sonde les Français


Le réseau de soins s’est intéressé à l’opinion des Français sur le reste à charge zéro en optique, dentaire et audioprothèse à travers une enquête réalisée par Odoxa. Selon cette dernière, plus de 9 sondés sur dix sont favorables à la création de ces offres. Logique puisque 73% des Français jugent que ces soins sont mal remboursés. D’ailleurs, selon Carte Blanche, près de 4 sondés sur dix ont décidé de renoncer totalement à des soins pour raisons financières durant les 5 dernières années. Interrogés sur les bénéficiaires du zéro reste à charge, les Français souhaitent à 71% que ces offres soient universelles sans distinction de revenu. Pourtant, 54% des Français ne croient pas qu’il soit possible d’allier qualité et remboursement complet, et 73% craignent une baisse de la qualité des équipements proposés.

La Mutualité Française réfléchit

En préambule du Conseil d’administration, Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française, a estimé « qu’il fallait agir sur les remboursements, et sur les tarifs des dispositifs médicaux ». Le coût des équipements, jugé trop important, est donc une nouvelle fois pointé du doigt, avec une justification mainte fois entendue : le trop grand nombre d’opticiens augmente les prix des lunettes. La Mutualité Française propose donc d’allonger la durée des études des opticiens à 3 ans, en limitant les places et en renforçant les compétences en optométrie. Une baisse de TVA sur les verres (5,5% au lieu de 20%) est aussi envisagée. A l’inverse, en ce qui concerne l’audiologie, c’est une augmentation de nombre d’audioprothésistes qui est privilégiée ainsi qu’une révision de la nomenclature.
Autre proposition : un panier de soins « nécessaires et de qualité » sans aucun reste à charge. Proposé par les opticiens, audioprothésistes et dentistes, ce panier n’empêcherait pas les patients d’accéder au professionnel de santé de leur choix ou de choisir un équipement et un traitement supplémentaire… Ce qui est pourtant le cas actuellement.. Bien entendu, la Mutualité Française corrèle la mise en place de ce dispositif à une modulation de la fiscalité pesant sur les contrats des complémentaires santé. Elle indique que « Les complémentaires santé sont le premier financeur des dépenses en optique, dentaire et audioprothèse, l’assurance maladie remboursant peu ces soins ». Oubliant que les premiers financeurs de ces soins sont avant tout les assurés qui payent leurs cotisations.

Les opticiens s’organisent contre le lynchage médiatique

La profession est attaquée systématiquement dans la presse grand public depuis de nombreuses années. Excédés par ce lynchage médiatique, les opticiens ont décidé de réagir en créant un groupe Facebook, #justicepourlesopticiens.

Hors de toute velléité syndicale ou politique, le groupe veut faire entendre la voix des opticiens, professionnels de santé, qu’ils soient indépendants, sous enseigne, salariés, gérants ou propriétaires. Laurent Suin et Florent Robaut, à l’origine du mouvement, souhaitent interpeler aussi bien les clients, que les élus ou la presse locale. Leur objectif: provoquer de réels échanges, expliquer le métier et revaloriser ainsi l’image des opticiens auprès du public.

Des documents téléchargeables pour communiquer 

Sur la page du groupe, les opticiens peuvent trouver un sticker « Stop au lynchage médiatique » à coller sur leur vitrine ainsi qu’un texte téléchargeable intitulé « Les gens renoncent aux lunettes…Pas nous » et signé par « Les opticiens d’en bas ». Dans ce document,  constats et préconisations se côtoient avec des arguments simples et audibles de tous.
Car les auteurs ne se voilent pas la face, conscients qu’ils doivent « accepter leurs erreurs car s’ils n’ont pas été entendus, c’est peut-être qu’ils n’ont pas su parler ». Le texte, qui peut aisément être donné en magasin ou distribué de façon plus large,  revient sur les fondamentaux de la profession (le conseil, la santé), mais aussi sur le refus de transmission des données personnelles. Sans animosité, il différencie opticiens de santé et marchands de lunettes, tout en expliquant que ses deux métiers sont amenés à cohabiter, chacun ayant ses adeptes. Le document remet aussi les point sur les i sur certaines idées reçues et notamment le renoncement aux soins: non, celui-ci n’est pas du seul fait des opticiens et de leurs tarifs puisque la plupart d’entre eux proposent des offres de base à prix accessible. Enfin, un nivellement des remboursements par le haut est préconisé, ainsi qu’un niveau de prise en charge permettant la fourniture de produits conçus et fabriqués en France. L’accent est aussi mis sur le libre choix du porteur. En quelques jours, le groupe a déjà plus de 400 membres, le mouvement devrait s’amplifier rapidement.

 

 

Eyesroad poursuit son développement

Le GEIE (Groupement Européen d’Intérêt Economique) fête, cette année, ses 15 ans. Il continue d’innover avec notamment le lancement d’un nouveau service qui devrait ravir industriels et opticiens.

Eyesroad a toujours cherché à faciliter les échanges de données informatisés dans notre secteur. A partir de sa plateforme sécurisée, industriels et opticiens communiquent et échangent catalogues, commandes, bons de livraisons et factures.

Un groupement à l’écoute des professionnels
Opticiens et industriels ont, ces dernières années, exprimé leur souhait de partager les informations de ventes effectives afin de mieux identifier les tendances et d’augmenter la production de certains produits très demandés. Toujours à l’écoute des besoins de ses adhérents et utilisateurs, le Groupement a donc lancé lors du Silmo un nouveau service, le Sell Out qui permet cet échange sur les ventes. Par ailleurs, Eyesroad mise toujours sur ses formations connectées destinées notamment aux nouveaux utilisateurs des offres Liberté, Liberté+ et Autonomie.

Philippe Cellier, directeur général d’Eyesroad (photo), se félicite également de la communication mise en place par le groupement: « Nous communiquons sur nos actions à travers un blog et des lettres d’information trimestrielles auprès de 8 000 opticiens et 1 500 personnes parmi les industriels, centrales d’achats, enseignes, éditeurs de logiciel et distributeurs ». Le GEIE compte aujourd’hui 88 membres et 58 clients des offres Liberté et Liberté+. Plus de 10 millions de transactions de commandes ont transité via la plateforme durant les 12 derniers mois et près de 11 500 opticiens y sont connectés.

Pour plus d’informations: http://www.eyes-road.com/

Premier bilan pour le Collège national des opticiens de France

Un an après sa création, le Cnof a profité du Silmo pour dresser son premier bilan et parler d’avenir, avec en toile de fond, une réflexion sur le rôle de l’opticien de demain.

La formation au cœur des problématiques
La technologie avance et les professionnels doivent faire face aux défis que cela implique. Pour être prêts, les opticiens doivent donc être formés à ces nouvelles techniques. Pour conserver cette filière d’excellence dans le futur, le Cnof travaille notamment en collaboration avec les professionnels et étudie les formations dispensées en Europe. Il livre une première réflexion sous forme de « recommandations pour la réorganisation de la formation de l’opticien de santé en France » dont les grandes orientations sont :
– Formation en trois ans (grade de licence)
– Rattachement à l’université
– Intégration des formations de santé existantes
– Reconnaissance d’éducateur en santé
– Référentiel national en trois ans
– Réingénierie des contenus de la formation
Un document de synthèse sera remis à des enseignants et à des professionnels pour validation et proposé au ministère de la Santé.


D’autres projets en cours

Le Cnof travaille également sur :
– L’orientation du DPC (Développement professionnel continu, obligatoire pour tous les professionnels de santé) avec des modules de réfraction complexe, contactologie, basse vision, vision de la personne âgée et vision de l’enfant.
– La place de l’opticien dans la filière visuelle
– Le mode d’exercice de la profession (salarié, libéral, autre)
– Les normes et tests d’aptitude visuelle des conducteurs
– La création et l’actualisation d’ouvrages de référence pour la formation professionnelle
– La mise à disposition d’outils professionnels (rhinomètre, céphalomètre…)

La volonté du Cnof est clairement de revenir aux fondamentaux et aux compétences de base des opticiens. Pour cela, il souhaite remettre l’accent sur le côté technique du métier plutôt que commercial. Pierre Guertin, président du Collège, souligne ainsi que « si nous voulons être considéré comme des professionnels de santé, il nous faut des compétences en santé. »

Le marché de l’optique européen stable selon GFK

A l’occasion du Silmo, l’institut GFK a dévoilé les tendances des quatre marchés clefs de l’optique en Europe (EU4) : Italie, France, Espagne, Allemagne. Le chiffre d’affaires du secteur atteint 8,9 milliards d’euros au premier semestre 2017, restant quasiment stable à -0,3%.

Baisse d’activité pour la France et l’Italie
Les données GfK révèlent une tendance positive des marchés en Allemagne et Espagne (respectivement +2.5% et +3.5%) quand la France et l’Italie affichent une baisse de leur activité (-3.1% et -1.5%). La dynamique allemande est portée par la croissance des montures optiques et verres correcteurs (respectivement +3.6% et +2.7%), les lentilles de contact et les solutions d’entretien sont stables et les solaires en baisse. En Espagne, schéma différent : la croissance du marché vient des lentilles de contact qui affichent +6,9% de progression, comme les solutions d’entretien. Enfin, en Italie, le marché enregistre une baisse de -3,1% sur les montures solaires et de -3,5% sur les verres correcteurs. Seule la dynamique positive des montures optiques à +3.2% atténue la tendance négative enregistrée sur la région.  Comme l’a souligné Gianni Cossar, Global director Optics et Eyewear chez GFK, « Le marché a bénéficié d’une dynamique positive ces dernières années, en concentrant son activité sur ses produits phares : les verres. Ce segment a tiré la croissance de toute l’industrie, grâce à de l’innovation permanente et une intégration verticale côté fabricants et distributeurs. »

Baisse du segment verres correcteurs
Le marché des verres correcteurs est le plus gros segment de l’optique, générant 58.7% de la valeur du marché de la zone EU4. Il affiche une diminution de 1.1%, qui est en partie dû au changement de législation en France (marché qui représente 37% du chiffre d’affaires optique en Europe, toutes catégories confondues). La baisse des verres correcteurs est compensée en partie par la hausse légère du marché des montures optiques (+1.2%), lesquelles contribue à 22,6% du CA Optique. Les solaires représentent 9.6% du marché en valeur, en légère baisse (-1.1%). Enfin, le cumul des segments lentilles de contacts et solutions d’entretien pèsent 9% du marché, en croissance continue (+1.4%).

Un marché français à la peine
Les données GfK révèlent un marché français de l’Optique en baisse de 3,1% au 1er semestre 2017, valorisé 3,3 milliards d’euros. « Le marché commence à être impacté par la législation d’avril 2015, qui a espacé les modalités de remboursement en cas de changement de lunettes, explique Emilie Gros, Business Director Optique-GfK France. Ainsi, le délai entre deux achats s’allonge et impacte concrètement à la baisse les segments des verres correcteurs (-4,8%) et des montures (-0.7%) sur le 1er semestre 2017. » Les montures représentent 1/3 du CA optique en France et Emilie Gros précise : « la concurrence est forte et s’accentue : nous avons ainsi identifié plus de 1 400 marques sur le marché (hors marques distributeurs et exclusivités) alors que le marché est en repli. Cependant, nous restons optimistes car certaines marques affichent des performances très positives. »

Les créateurs performants
GfK a révélé lors du Silmo, une nouvelle segmentation de marque, qui offre aux fabricants et distributeurs une vision claire de la structure du marché. Cette segmentation a abouti à la définition de 10 typologies. Les premières conclusions indiquent qu’entre janvier et août 2017, les marques de créateurs affichent la meilleure performance (+4,4%). Les « Pur Optique » continuent à croître (+4,1%) et sont le plus gros segment du marché (32%) tandis que les marques Sport sont légèrement en hausse (+0.2%).

 

Baromètre Supercent : les Français plébiscitent les indépendants

Le cabinet d’étude Qualiquanti, en collaboration avec Supercent, publie les résultats annuels de l’Observatoire « Les Français et l’Optique ». Cette deuxième édition fait apparaître une défiance vis-à-vis des réseaux de soins et un plébiscite des opticiens indépendants.

Réalisée en juin 2017 auprès de 1000 personnes, l’étude apporte un éclairage sur les évolutions de consommation des Français et sur un parcours de soins de plus en plus long et opaque. Elle met notamment en avant la recherche de conseils et de proximité des consommateurs auprès de leur opticien.

Un problème de santé publique

Selon le baromètre, 50% des Français portent des lunettes qui les gênent, soit une augmentation de 14% par rapport à 2016. Ils sont 45% à déclarer avoir des difficultés à lire malgré le port d’une correction visuelle. Cependant, 43% reportent l’achat de lunettes alors qu’ils en ressentent le besoin. Cette situation est liée, selon Supercent, aux récents changements de législation qui imposent un remboursement d’équipement tous les deux ans. En parallèle, un parent sur deux juge anormal que le remboursement des lunettes pour enfants soit limité à une fois par an. Stéphanie Dangre et Jérôme Schertz, PDG, co-dirigeants de Supercent, s’inquiètent de cet état de fait ainsi que des délais d’obtention de rendez-vous chez l’ophtalmologiste. Ils pointent aussi « une corrélation entre la gêne visuelle ressentie par les Français et le développement des réseaux de soins, dont la pression sur les prix impacte la qualité de la prestation ».

Plus de transparence dans les remboursements

Supercent souligne que le développement des réseaux de soins a amené une diminution de la qualité de la prestation visuelle, le remboursement prenant le pas sur le choix éclairé de la monture et des verres. « Les réseaux orientent les choix de certains Français vers des opticiens et des produits présélectionnés. Une situation au détriment des consommateurs qui se voient dirigés vers des magasins et des équipements qui ne leur conviennent pas forcément ». Sept Français sur 10 souhaitent davantage de transparence et de simplicité dans les remboursements optiques. Seuls 45% d’entre eux connaissent leur taux de remboursement. Ils sont 65% à ne pas souhaiter suivre les recommandations de leur mutuelle dans le choix de leur opticien.

L’opticien synonyme de proximité et de conseil

Deux Français sur trois considèrent que la qualité de leurs lunettes dépend de l’opticien et que la prestation de ce dernier représente 41% du prix de l’équipement. Les consommateurs recherchent en priorité la disponibilité et la proximité, un large choix de produits et un professionnel de santé. Des qualités qu’ils trouvent, selon le baromètre, chez les indépendants. Le taux de « tout à fait satisfait » est de 72% (+17 points par rapport à 2016) chez ces derniers contre 53 % du côté des enseignes. Le taux de fidélisation est d’ailleurs de 65% chez les indépendants contre 40% pour les enseignes. Un résultat qui réjouit Stéphanie Dangre et Jérôme Schertz : « 76% des personnes interrogées estiment que nous passons plus de temps à les conseiller et à les accompagner qu’une boutique sous enseigne ».

Lettre ouverte des Opticiens de Savoie

L’association poursuit son combat pour la liberté de la profession avec la publication d’une lettre ouverte et la mise en ligne d’un film illustrant les problèmes actuels liés aux réseaux de soins.

Juste avant le Silmo, les Opticiens de Savoie souhaitent ainsi partager leurs actions avec leurs confrères. Objectif: que ces actions locales inspirent les opticiens afin qu’ils se sentent « acteurs du mouvement en cours ».

Des actions concrètes

Les opticiens de Savoie ont notamment été reçus par les inspecteurs de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) lors de la rédaction du rapport sur les réseaux de soins (voir notre article: http://optiquemag.fr/rapport-mitige-de-ligas-reseaux-de-soins/). Ils ont pu expliquer en détail leur propre rapport « retour d’expériences » et le remettre à la mission en main propre.  Au vue des conclusions de l’Igas, cette rencontre a été concluante.
Des réunions locales ont eu lieu et aucun des opticiens savoyards n’a fait marche arrière dans son processus de réaction face aux réseaux de soins. Par ailleurs, chaque ophtalmologiste du département a été informé des actions et des motivations de l’association et y a apporté son soutien.
Une procédure a également été engagée auprès du Tribunal de commerce et de la DGCRF par un opticien de Savoie pour faire respecter le droit du commerce et du consommateur face à une mutuelle.

Enfin, les opticiens de Savoie partagent, sur leur site, un film explicatif à destination des opticiens et des consommateurs.
Pour le visionner:
https://www.youtube.com/watch?v=wajF9c3GE2M

Le Gifo salue la publication du rapport de l’Igas

La nouvelle plateforme de formation digitale de Luxottica

[vc_row][vc_column][vc_column_text]C’est un projet pionnier dédié au monde de l’optique. Son nom : Myluxacademy. C’est une plate-forme numérique dédiée à la formation en ligne. Elle fournit aux opticiens des mises à jour de contenu de produits. Les professionnels ont accès à un catalogue de cours en ligne avec des modules pratiques sur les marques et les collections. Certains modules expliquent, par exemple, les techniques de vente ou  la création de lunettes.

Pour y accéder :

à partir de My.Luxottica.com, cliquez sur la case MyLuxAcademy. 

 

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